Le jeudi, c’est geekeries ! Bon, et le vendredi, et le samedi aussi… Bref vous voyez où je veux en venir. Aujourd’hui, on rime en i (comme mercredi et jeudi, vous me suivez ?) avec le Raspberry Pi ou RPI. Il est petit, et vous fera faire des économies, une idée de génie ! Hum, trêve de plaisanteries (damned on ne s’en sortira pas).

Un peu d’histoireS

Alors, qu’est-ce qu’un Raspberry Pi (ou RPI) ? Et son successeur désormais le Raspberry Pi 2 ?

Eh bien, tout commence en 2006, avec quatre membres du University of Cambridge Computer Laboratory. Consternés par le niveau déclinant des étudiants se lançant dans les sciences informatiques ils décident de faire quelque chose pour réduire le prix toujours plus exorbitant des PC et créer une plateforme où programmer redeviendrait un hobby.

Je sens déjà le regard inquiet de certains, mais ne vous en faites pas, vous y trouverez largement votre compte.

Le concept

Nostalgiques des débuts où les sciences informatiques étaient un environnement de passionnés, équipés de leurs programmes maison ?

Oui et non : Eben Upton, Rob Mullins, Alan Mycroft, et Jack Lang (Si !) avaient pour but de donner aux étudiants l’opportunité d’avoir une machine qu’il n’est pas grave de planter avec une mauvaise ligne de code, et suffisamment puissante pour être tout de même un « vrai » PC.

A partir de 2008, les processeurs créés pour les Smartphones deviennent vraiment abordables et c’est là l’un des catalyseurs qui ont donné naissance à cette petite merveille.

Source raspberrypi.org

Source : raspberrypi.org

Nos quatre geeks cambridgiens s’associent alors avec David Braben et Pete Lomas pour créer la fondation Raspberry Pi (les bios ici) afin de concrétiser leur idée. 3 ans plus tard, leur version béta, le Raspberry Pi modèle B, est produit en masse à travers des contrats de licence.

En 2 ans, deux millions d’unités sont écoulées.

Et le meilleur : la fondation Raspberry Pi, immatriculée en Angleterre, est une association caritative, dont la raison d’être est l’éducation, à tout âge, en particulier et naturellement, aux computer sciences.

La bête

Source Wikipédia

Source : Wikipédia

Grosso modo, on y trouve le matos d’un smartphone gonflé, et autant dire que ça lui donne des performances qui valent bien des PC entrée de gamme.

Pour les puristes, un petit comparatif entre les deux versions :

Raspbian

Bon, outre la barbarie de ce langage technique, vous pourrez (si ça vous chante) :

– Installer Windows, VLC et mater vos séries sur votre télé

– Lire la revue Y, pour ne pas passer à coté des sorties cinés, ou des dernières bonnes adresses

– Installer Linux et vous initier aux joies de la programmation

Gérer des serveurs, créer une radio portative, animer un bras robotisé…

– Laisser l’imagination vous porter et m’éviter de continuer cette liste (pleins d’idées sur Framboise314.fr)

220px-Official_Raspberry_Pi_case

Source : wikipédia.en

Au final, vous pouvez en faire la machine qui vous ressemble grâce à une foule de gadgets, batteries, écrans, coques, caméras…

La concurrence ?

Bon alors, à ce niveau-là il n’y a pas grand monde… On peut regarder du côté d’Intel avec les Intel NUC,

Source Wikipédia

Source : Wikipédia

à partir de 160€ environ.

Vous aurez là un nano PC, livré tout beau, tout monté, avec Windows, Word… Bon, le côté fun étant dans la taille de la machine, du coup il manque un peu d’originalité.

En revanche c’est une machine fiable et sympa avec un rapport qualité/prix plus qu’honorable, bien qu’inférieur au RPI.

Notez tout de même que pour avoir un RPI fonctionnel, il faut au moins commander une alim qui aille avec. Pour le reste, les câbles et périphériques sont les mêmes que pour tout autre PC.

Julien Da Silva

Julien Da Silva

Geek, bibliovore, touche à tout insatiable, tout est intéressant pourvu que ce soit présenté par des passionnés
Julien Da Silva

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