Développé par Tarsier Studios et édité par Bandai Namco, Little Nightmares est sorti le 28 avril 2017 sur PC, PS4 et Xbox One au tarif de 19,90€. Mettant en scène un (tout) petit enfant pris au piège d’un gigantesque cargo rempli de monstres, Little Nightmares nous avait marqué lors de la dernière Paris Games Week. On l’a testé, et voici ce qu’on en a pensé…

little nightmares

À peine lancé, Little Nightmares met dans l’ambiance. On se réveille dans une pièce glauque, humide et sombre. La houle, qui va bercer l’aventure de bout en bout, torture le métal du cargo et nourrit, au passage, l’angoisse du joueur. Car si Six, notre petite fillette affamée est fort agile, elle n’en reste pas moins… minuscule. Elle est donc extrêmement vulnérable face aux nombreux ennemis qui peuplent le bateau dont elle devra s’échapper.

Les puzzles se suivent et ne se ressemblent pas

Sans tuto ni cinématique de départ, le joueur va devoir se débrouiller tout seul pour découvrir les compétences de Six, et affronter dès les premières minutes de l’aventure une multitude de puzzles. Particulièrement variés, ces puzzles, dont la difficulté ne devrait vous poser aucun problème avant le quatrième chapitre, structurent parfaitement l’aventure. Il faut dire que le rythme et l’angoisse du joueur vont augmenter de pièce en pièce, et plus vous avancerez dans le jeu, moins il faudra hésiter dans vos choix… ou bien vous vous ferez bouffer :

Avec sa mécanique à la Limbo, sa caméra fixe et ses coins sombres, Little Nightmares rentre en effet dans la fabuleuse famille des jeux de plateforme punitifs, ou mourrir est parfois le seul moyen de comprendre le sens d’un puzzle. Et ne comptez pas sur votre petite taille pour vous en sortir. Vous serez souvent visible, pris sur le fait, voire même poursuivis par les habitants de ce cargo.

Concernant le déplacement de Six, celui-ci est libre, très libre même. Il faudra parfois faire preuve de dextérité pour ne pas tomber, et dans certaines situations, la caméra n’aide pas. Dommage, mais pas non plus trop dramatique. Il manque également quelques chekpoints dans le jeu, ce qui peut s’avérer frustrant en cas de mort, avec un retour une, voire deux pièces en arrière. D’ailleurs, compte tenu de la durée de vie (environ 4 heures) et de l’immersion qu’offre Little Nightmares, je vous conseille vivement de le boucler d’une traite.

L’Antre, une prison moderne ?

En parcourant Little Nightmares, il est impossible de ne pas penser à l’univers de la Cité des Enfants Perdus (1995) de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro. L’ambiance morose et défraîchie, habillée d’un camaïeu de beige omniprésent, est tout simplement irréprochable. Et sur le message délivré par Little Nightmares, chacun comprendra ce qu’il veut. L’Antre, cette prison dont Six va tenter de s’échapper, pourrait symboliser la société de consommation, les abus et la violence des hommes, le sentiment de solitude et de vulnérabilité que l’on peut y subir… ou faire subir aux autres ?

17 / 20

Pour résumer, Little Nightmares est un véritable chef d’oeuvre esthétique, qui marquera probablement beaucoup de joueurs. Son univers, très proche de Jeunet, Caro et Burton, emmène le joueur à travers une croisière de l’enfer inoubliable, malgré de petits aspects techniques perfectibles, et une durée de vie un peu courte.

Les plus Les moins
Direction artistique splendide
Puzzles très variés
Suspense haletant
Manque de checkpoints
Déplacement (un peu trop) libre
Durée de vie

little nightmares

Benoit Gisbert-Mora
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Benoit Gisbert-Mora

Passionné de musique et avide de tendances, spécialiste food & drink !
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Written by Benoit Gisbert-Mora

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